Randonnée à la Brèche de Roland

Randonnée à
la Brèche de Roland


Je pense que la Brèche de Roland est « un incontournable » des Hautes-Pyrénées. Certainement la randonnée la plus connue après le Cirque de Gavarnie.

Cette porte naturelle, fendue dans la falaise au-dessus du cirque de Gavarnie, marque la frontière entre la France et l’Espagne.

La légende dit que « la Brèche fut ouverte par Roland, le neveu de Charlemagne, alors qu’il tentait de détruire son épée Durandal en la frappant contre la roche à l’issue de la bataille de Roncevaux. Voyant qu’elle ne cassait pas, il l’aurait envoyée de toutes ses forces dans la vallée et elle se serait fichée dans une falaise à Rocamadour dans le Lot. » /source Wikipédia/

Cette randonnée est un peu plus difficile que celle au Lac de la Bernatoire, pour la bonne raison qu’il y a des névés à passer, une petite partie du Glacier du Taillon et la traversée du glacier au-dessus du refuge des Sarradets (dernière ligne droite pour atteindre la Brèche de Roland). Il est d’ailleurs vivement conseillé de s’équiper de crampons et de piolets ou bâtons de randonnée. Si vous n’êtes pas déjà équipé, vous pourrez louer les crampons et le piolet dans un magasin de montagnes dans le centre de Gavarnie.

Le départ se fait au parking du Col des Tentes, à 2208 mètres. La randonnée commence sur une route goudronnée pour rejoindre le sentier au port de Boucharo. Compter 15 minutes pour entamer la montée à la brèche de Roland.


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Il y a un peu plus loin une cascade à passer. On perd un peu de temps à enlever les crampons, pour les rechausser après la cascade avant d’entamer une partie du Glacier du Taillon. De quoi s’initier un peu à l’alpinisme ! Puis on accède au col des Sarradets par un passage un peu plus vertical. Depuis le col, on surplombe le refuge des Sarradets, mais le plus impressionnant, est la Cascade de Gavarnie, la plus haute d’Europe avec ses 400 mètres.

Après une petite pause déjeuner au refuge (si vous avez oublié votre pic-nic, vous trouverez ce qu’il faut au refuge…), on continue de grimper en direction de la Brèche. Attention, bien que nous étions mi-juillet, le glacier était encore bien présent, et la montée se fait en lacée. Sans crampons et sans piolet, la chute peut être douloureuse voir fatale !


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Une fois passé le glacier, en enlève de nouveau les crampons, pour escalader la dernière partie un peu plus technique. Enfin arrivée au sommet, un sentiment de fierté et d’accomplissement m’envahit. Le même à chaque fois que j’atteins un sommet. Il y a un peu de monde qui fourmille entre les rochers, mais l’atmosphère est calme. Les randonneurs ont tous la même passion, celle de la nature et du dépassement de soi. Le paysage est si différent de chaque côté. Il y a le coté français, avec des montagnes bien dessinées, des sommets encore enneigés et de la verdure à perte de vue. Puis le coté espagnol, plus abrupt, plus sec, plus chaud c’est le Canyon d’Ordesa


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Depuis la Brèche de Roland, il est possible de pousser jusqu’au Pic du Taillon, qui est soi-disant le 3000 le plus facile d’accès du Cirque de Gavarnie. Pour cela il faut passer à droite coté espagnol, et longer la falaise. Les pentes sont vraiment abruptes et les passages faciles sont rares. Il ne vaut mieux pas avoir le vertige. Malheureusement, je n’ai pas pu atteindre mon objectif des 3000 mètres d’altitude. Une petite glissade due à la fatigue et une grosse frayeur, m’a obligé à faire demi-tour à 2900 m. Cette fois-ci c’était un sentiment de frustration qui me guettait, mais aux vues de ma fatigue et de la peur du vide qui me prenait, c’était plus prudent. Il fallait à présent re faire le chemin en sens inverse.


Bien que cette randonnée soit très courtisée par les touristes et les passionnés, il ne faut pas la prendre à la légère. C’est une zone de hautes montagnes avec des risques réels ! On a vu des personnes mal équipées (en tennis, sans crampons) échapper à la glissade de justesse. Mon amoureux a rattrapé une dame juste devant nous en redescendant de la Brèche, il fallait être deux pour la tenir et la hisser sur le chemin. Un autre monsieur s’est retenu à l’aide de son piolet…

Les indispensables pour une bonne ascension :
– des chaussures de montagnes (rigides et qui maintiennent bien la cheville) sans ça vous ne pourrez pas utiliser de crampons. Évitez les chaussures premier prix, le maintien et l’amorti sont quasi inexistants.
– un pantalon plutôt qu’un short, en cas de chute sur la glace, cette dernière peut vous bruler.
– des lunettes de soleil, de la crème solaire (ne pas oublier d’en mettre dans la nuque, croyez moi !) et de quoi vous couvrir la tête : le soleil tape fort en montagne, et avec la réverbération sur la neige c’est encore pire!
– de l’eau, beaucoup d’eau, entre 1,5 et 2 litres par personne. Il faut boire régulièrement sans attendre d’avoir soif !
– une bonne nuit de sommeil la veille pour être au top de sa forme 😉


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Cet article a été écrit par Zellecgo le 14 novembre, 2016 8:51

Un commentaire

  • Céline says:

    t’es impressionnante !! tu as bien fait de faire demi tour, il vaut mieux savoir s’écouter et finalement resté malgré tout sur une bonne impression (même si la déception de ne pas avoir été jusqu’au bout, nous quette) que de se faire peur ou pire mal !

Commentaires