Dans le désert des Bardenas Reales

Bardenas Reales


Samedi 5 novembre :
– réserver une voiture de location ✔
– réserver 2 nuits en Espagne puis 2 nuits au Pays Basque ✔
– se procurer un kit de survie du vététiste (chambre à air, pompe compacte..) ✔
– se coucher tôt ✔

Dimanche 6 novembre :
– se lever tôt ✔
– récupérer les dossards du 10 km des quais de Bordeaux (qui aura lieu quelques jours plus tard) ✔
– récupérer la voiture de location ✔
– rentrer à la maison pour charger les vélos et le reste des affaires ✔

Il est 14 h, et on prend enfin la route. Heure d’arrivée prévue pour 19 h, pauses comprises…
La météo se dégrade, la traversée du Pays Basque côté français se fait sous des trombes d’eau. J’ai l’espoir qu’une fois franchies les montagnes le déluge cessera.
Et hop ! 3 tunnels plus tard, ce temps dégueulasse maussade, fait place au brouillard et laisse apparaître des paysages mystiques à la tombée de la nuit.
19 h, on arrive enfin à Villafranca, petite ville de Navarre où nous avons réservé une chambre dans un ancien couvent. Bien évidemment il fait nuit et il n’y a personne dans les rues. Les deux seules choses qui me marquent sont l’Église collégiale de Santa María et l’ancien couvent réhabilité en hôtel, l’Hospedería de Alesves.

Église collégiale de Santa María

On se demande si nous allons trouver quelque chose à manger dans cette ville fantôme, un dimanche soir de novembre. Le réceptionniste de l’hôtel nous dit qu’il y a un bar à tapas ouvert à à peine 10 minutes à pied. Le seul et unique établissement ouvert de Villafranca, « L’Oriental » à l’air de réfugier tous les habitants du village. Il n’y a plus de table de disponible. Nous nous installons au comptoir. Le bar ne paye pas de mine, les gens nous dévisagent, parlent fort, et jettent leur papier par terre… Bienvenue dans le trou du c.. fin fond de l’Espagne.
À notre grande surprise, les tapas sont des minis sandwichs, absolument délicieux à 1,50 €. On en fera notre repas, avant d’entamer une bonne nuit de sommeil.

Le lendemain matin le ciel est clair. On a bel et bien laissé le mauvais temps dans les montagnes. 5°C au thermomètre. Outch ! Ça pique ! Villafranca de jour, et bien c’est pire que de nuit. C’est très très moche ! Peut importe, on n’est pas là pour ça. On met le GPS en route et c’est partis pour le Désert des Bardenas Reales.

Dans le désert des Bardenas Reales

Pour ce premier jour, on décide de se rendre à La Blanca Baja, soit, les Bardenas Blanche. Il s’agit de la partie des Bardenas la plus désertique, offrant de magnifiques points de vue sur la diversité des paysages. On se gare sur le parking du centre d’information touristique, et c’est partis pour une boucle de 30 kilomètres en VTT. Cette piste est également praticable en voiture à raison d’une vitesse de 40 km/h, mais l’expérience en VTT est absolument incroyable.
À cette époque de l’année il n y a personne. Nous sommes seuls au milieu de cette nature inconnue. Nous sommes libres sur nos vélos. Nos corps se sont vite réchauffé. Le soleil jouera à cache cache avec les nuages tout au long de la journée, ce qui renforcera la majestuosité des paysages.

Dans le désert des Bardenas Reales

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Dans le désert des Bardenas Reales

Le lendemain, nous décidons d’aller explorer une partie un peu moins emblématique des Bardenas, mais toute aussi magnifique :
El Plano.
Situé au nord du désert, on se gare prés d’un restaurant, situé à côté du Barrage de El Ferial.
Ce jour-là on aura parcouru plus de 40 kilomètres en VTT, sur des cailloux, dans la boue, avec des sacrées montées, mais aussi de jolies descentes, parfois le vent de face. J’ai trouvé le moyen de crever ma chambre à air, sinon ça n’aurait pas été drôle, sous un début d’averse, encore mieux ! Heureusement qu’on avait été prévoyant…
Cette piste est interdite aux véhicules motorisés. Seuls les quelques fermiers du coin et les gardes peuvent circuler.
La première partie est d’ailleurs très agricole, jusqu’à ce qu’on arrive au bord du plateau, d’où l’on peut contempler l’étendue des Bardenas Reales. 42 000 hectares d’espace naturel classé Parc Naturel et Réserve de la Biosphère.

Dans le désert des Bardenas Reales







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Dans le désert des Bardenas Reales


Dans le désert des Bardenas Reales

Dans le désert des Bardenas Reales

Il est presque 16h, quand nous retournons à la voiture. Épuisés et frigorifiés par le vent glacial, on reprend la route en direction d’Urrugne, pour passer les deux jours suivant au Pays Basque…

Ce site des Bardenas Reales explique très bien l’environnement des Bardenas et est une bonne base pour préparer son séjour.

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Cet article a été écrit par Zellecgo le 7 décembre, 2016 9:33

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